Pierre-Gilles Chaussonnet

8 juillet - 27 août 2010: CCIMP, Palais de la Bourse, 9 la Canebière, Marseille.


24 septembre - 4 octobre 2010 :

prolongation de l'exposition Delauze/Chaussonnet à la CCIMP dans le cadre de la Foire de Marseille.

Hall 1 parc Chanot


14 août - 11 septembre 2010: Armandat, les Perles, 19 rue Pierre Curie, 83670 Barjols


Ouverture des Ateliers d'Artistes (OAA - Château de Servières)

9 & 10 octobre 2010

A VENDRE : 24, rue Montgrand, 13006 Marseille

15 et 17 octobre 2010


26 juin - 31 octobre 2010: "d'après nature", Château d'Avignon, RD570 les Saintes-Maries de la Mer


Collectif E3

1 au 31 octobre 2010

galerie des Pénitents Bleus - Arles


"Verrines"

Galerie La Tangente - Marché aux puces - Hall des antiquaires
130, chemin de la Madrague-ville 13015 Marseille

Du 12 mars 2011 au 3 avril 2011

Expositions récentes


 

8 juillet - 27 août 2010 : exposition Delauze/Chaussonnet, Chambre de Commerce et d'Industrie de Marseille Provence (CCIMP), Palais de la Bourse, 9 la Canebière.

. stmuntaner

Bâtisseurs de Bathyscaphes...

Henri-Germain DELAUZE et Pierre-Gilles CHAUSSONNET, outre le fait d'avoir un prénom étrangement composé qui sonne comme celui d'autres aventuriers, sont passionnés autant que passionnants. Chacun dans son domaine (la découverte technique et scientifique pour l'un et le champ artistique pour le second) fait preuve d'une logique persévérante dans la rigueur et l'ingéniosité.
Axé sur une exploration sous-marine à rendre plus aisée, Delauze permet d'approcher les fonds et d'apporter des solutions ; Chaussonnet, quant à lui, cible un autre « fond des choses ». Ses machines nous accrochent par le bout des yeux et réintroduisent des univers en réduction à l'intérieur de nos codes sous-jacents. Les Bathyscaphes de ce dernier sont des antres à voyager au centre de nous-mêmes. Le regardeur se doit de stationner, d'y entrer pour voir un environnement d'habitude observable à l'extérieur de l'habitacle.
L'exposition propose donc une immersion dans deux postures qui sont inversées. Cependant, leurs référents communs (dont Cousteau, qui prend une place de premier choix) et les liens formels caractérisant le travail de l'ingénieur-plongeur et celui du plasticien ne sont pas les seules corrélations à mettre en exergue. En effet, il s'agit bien de sonder et d'interpréter le monde. Tels des Nemo parés de leur scaphandre autonome (Jules Verne s'inspira de cette trouvaille de Rouquayrol et Denayrouze), ils vont semer leurs modules-carapaces. Dans le cas du fondateur de la COMEX, l'idée de protection et d'ergonomie prime, puis, vient la diffusion des recherches. Chez Chaussonnet, les pièces cachent des paysages investis dans un souci de monstration. Au travers de sas complexes ou d'hublots poétiques, se confrontent un milieu plein de failles et une implication intime : le partage sensible s'opère entre les consciences...
Un trouble résidera dans le doute à priori de ce qui fait œuvre et de ce qui s'attache au défi technologique. Juxtaposer le souffle de ces deux démarches s'avère limpide    !

Marika Nanquette-Querette – juin 2010 ccimp

moiaout2010

blog de Jean-Louis Marcos http://7000articulations.fr/ :

Cette exposition, dans le grand hall du Palais de la Bourse de Marseille, consacrée à Henri-Germain Delauze,  le créateur de la Comex,  a eu la bonne idée d’inviter Pierre-Gilles Chaussonnet  et ses machines oniriques. Si l’on ne regarde pas de près, il peut y avoir confusion entre les machines de plongée de la Comex et celles de Chaussonnet. C’est très bien ainsi, tant pis pour ceux qui ne regardent pas de près. Il y a un mélange très particulier d’esprit d’enfance aventurier et de goût scientifique années 60 dans les oeuvres de Pierre-Gilles Chaussonnet. Toujours un endroit dans l’acier où il faut mettre les yeux, une manette qu’il faut pousser pour voir, comme un secret,  un type perdu sur un astéroïde, la mer qui s’agite, une assemblée de cosmonautes sur la lune ou bien le bathyscaphe d’un côté et le grand ballon de l’autre dans cette pièce qui s’appelle Auguste Piccard,  en hommage au grand savant-aventurier des années 50, vieillard extravagant et génial qui inspira le Tryphon Tournesol d’Hergé et dont le petit fils, Bertrand Piccard, a réussi hier à faire voler pendant 26 heures, Solar Impulse, avion propulsé uniquement à l’énergie solaire.

JLMarcos

Pierre-Gilles Chaussonnet. Auguste Piccard.  Techniques mixtes. 2002 (photo - JL Marcos)


24 septembre - 4 octobre 2010 :prolongation de l'exposition Delauze/Chaussonnet à la CCIMP dans le cadre de la Foire de Marseille. Hall 1 parc Chanot

foir mars 2


Chaussonnet à la foire

C’est un splendide cylindre d’acier gris monté sur quatre roulettes. La tôle est épaisse et grise, les jambes impeccablement passées au minium, les ouvertures fermées par des boulons susceptibles d’effrayer le plus costaud des garagistes. Tout dans cet engin exprime la solidité. On pense au capitaine Némo ou aux équipements industriels des années cinquante. On hésite entre un sentiment de pure satisfaction esthétique (c’est si rare de pouvoir regarder une machine sans s’occuper de savoir à quoi elle sert) et une espèce d’inquiétude : quelle terrible substance peut bien enfermer cette somptueuse cocotte ? La curiosité l’emporte, on finit par aller coller ses yeux à ce qui ne peut être qu’un viseur et l’on bascule dans de fragiles et délicats paysages d’enfance.
C’est Pierre-Gilles Chaussonnet qui les a fabriqués, avec la même rigueur et le même métier qu’il a conçu les lourds engins qui les protègent. Jusqu’au 4 octobre, on peut voir quelques-unes des créations de cet artiste dans le cadre de l’expo Delauze que la chambre de Commerce et d’Industrie a eu l’heureuse idée de transporter à la Foire de Marseille. Le stand est facile à trouver, il est juste à coté de celui qu’occupe (ô le beau voisinage) le programme ITER de production d’énergie par fusion.
Michéa Jacobi
Michéa Jacobi "le piéton de Marseille" - Marseille l'Hebdo – 27 septembre 2010


14 août - 11 septembre 2010 : Exposition Armandat, les Perles, 19 rue Pierre Curie 83670 Barjols invitarmandat lambada

dancArmandat


OAA 9 & 10 octobre 2010

OAA 2010

Château de Servières - A VENDRE : 24, rue Montgrand, 13006 Marseille - 15 au 17 octobre 2010

allonsenfants

Allons Enfants - 2008 - techniques mixtes - 37x24x24 cm - 2 pièces


26 juin - 31 octobre 2010 : Exposition "d'après nature" domaine départemental du Château d'Avignon, RD570 les Saintes-Maries de la Mer invitechadavignon

La réouverture du château après les travaux de restauration des planchers est l'occasion de réaffirmer l'unité du domaine
d'Avignon et le lien fort entre le château et son espace environnant. L'idée de la nature et de ses représentations sera le fil
rouge de cette manifestation estivale, donnant une nouvelle fois l'occasion d'aller et retour entre ce patrimoine de la fin du
XIXe et les multiples pistes et recherches données par les créateurs d'aujourd'hui.
Le château et le parc ont été conçus et élaborés pour fonctionner ensemble, comme des espaces en miroir. Le parc avec son
organisation paysagère, montre une nature « composée », mise en scène dans le cadre de l'agriculture industrielle du
domaine, et également pour le plaisir d'un dépaysement luxueux. Dans le château, le thème de la nature parcourt les décors,
les tapisseries, le mobilier…, une nature fragmentée, idéalisée, rêvée et utilisée comme un décor faisant écran avec l'extérieur
et proposant une sorte de « jardin secret ». Croisant les visions de 25 artistes et designers, l'exposition rassemblera des
oeuvres et objets provenant des collections publiques et privées. Un ensemble de réalisations in situ viendront s'ajouter, avec
en point d'orgue, une création originale et pérenne du sculpteur américain Richard Nonas pour le petit bosquet du château. Le
parcours de visite permettra de créer une continuité entre le dedans et le dehors, mettant en valeur une présence très
foisonnante de l'idée de nature dans la création contemporaine. Un parcours entre appropriation, modification et recherche
d'un lien « primitif » avec notre environnement. Certains créateurs, dans la lignée des décors anciens, actualisent cette idée de
nature, utilisant de nouveaux médias, bousculant les échelles, et perpétuant ainsi la vitalité jubilatoire et récurrente de cette
iconographie. (Martine Aballéa, Marie Ducaté, Laurence Aëgerter, Piero Gilardi, Carole Chebron, Garouste et Bonetti, Bernard
Pourrière, Didier Tisseyre). D'autres, dans le domaine du design notamment, nous interrogent sur l'authenticité de notre
rapport à la nature et sur les pistes possibles de manières de vivre plus écologiques. Leurs objets s'annoncent comme les
indispensables d'un habitat qui « respire » (Mathieu Lehanneur, Matali Crasset, Elise Fouin, Andrea Branzi, Guido Drocco &
Franco Mello). Pour d'autres encore, la nature convoque l'imaginaire et le souvenir, réveillant en chacun ce qui émerveille ou
inquiète, ce qui échappe au temps et que nous gardons vif de notre enfance (Pascal Navarro, Didier Petit, Anne-Laure Sacriste,
Pierre-Gilles Chaussonnet, Bas Jan Ader). La nature enfin, comme matière et support même de l'oeuvre avec le vignoble
ambulant de Nicolas Boulard, ou comme espace à explorer pour les artistes qui ont choisi de nous guider à travers un parc
promu et recadré dans ses points de vue, livré au regard et à toutes les formes de contemplation (Laurent Suchy, Gilles
Desplanques, Sophie Ristelhueber, Lucien Pelen).

chadavignonmoi
Texte par Véronique Baton et Agnès Barruol (commissaires d'exposition). Scénographie de l'exposition : Hélène Dattler

Journal Sous Officiel n°045 Thermidor 2010

D'APRÈS NATURE - CHÂTEAU D'AVIGNON


JSO 45 JC Lett
Carole Chebron, « pomme dA », 2004, Photographie JC Lett
Situé sur la route des Saintes-Maries-de-la-Mer, bâti par la famille d'Avignon au XVIII' siècle, le domaine est racheté par Louis Prat­Noilly en 1893. L'esprit novateur de ce dernier transforme cette bastide en un des premiers bâtiments à disposer du confort moderne, eau courante, salles de bain, chauffage central, lumières électriques grâce à des équipements révolutionnaires pour l'époque: une station de pompage et d'assainissement de l'eau, et une chaufferie. Classé monument historique en 2003, il a ré-ouvert ses portes en avril 2010, après des travaux de restauration. Cet été, une exposition d'art contemporain permet de mieux découvrir ces lieux qui témoignent des idéaux de la fin du XIX' siècle. Le parc et le château rassemblent une sélection de 27 œuvres ainsi que sept productions spécialement conçues pour l'exposition. En sus, à l'arrière du château, le sculpteur américain Richard Nonas dispose deux lignes de pierres blanches. Minimale, l'œuvre pérenne s'inscrit dans un projet environnemental plus vaste qui s'étendra à plusieurs sites de la région et qui sera globalement visible en 2013 dans le cadre de la capitale européenne de la Culture.
Le thème de ce parcours d'art contemporain : D'après nature, patrimoine et création contemporaine en Camargue interroge les rapports entre l'homme et la nature. Un thème qui rend hommage au domaine où la nature est partout présente, au dehors le parc, le bosquet la grande prairie, les grandes étendues de la Camargue, au-dedans, les décors d'une nature idéalisée parce que hostile à l'origine. Les visions des artistes et des designers choisis confèrent un souffle tout particulier au domaine et à l'histoire de Louis Prat-Noilly.
Devant la porte du château, le vignoble mobile de Nicolas Boulard, une parcelle 100% chardonnay plantée sur une remorque attend le visiteur. Créé suivant les recommandations datant de 1819 de Jean Antoine Chaptal en termes de sol, de climat et d'exposition, Clos mobile propose avec autant d'efficacité que d'humour, une alternative nomade aux traditionnels savoir-faire. Clin d'œil à l'activité marchande de l'ancien maître des lieux qui possédait entre autre les apéritifs Vermouth.
A l'intérieur, céramique, tapisserie, art du verre, sons, installations concourent à évoquer la présence étrange et poétique d'un monde caché. Le grand salon accueille une installation en forme d'allée en berceau de Marie Ducaté. Luxuriante, vaporeuse et colorée sa légère corolle d'étoffe plissée dialogue avec les peintures de l'atelier de Boucher enchâssées dans les boiseries de noyer.
Une aura féérique se dégage de la plupart des œuvres, à la cuisine surtout où une centaine de magnifiques pommes d'un rouge dévastateur étincellent de sensualité. Éminemment séductrice, cette œuvre odorante de Carole Chebron s'impose par sa présence silencieuse dans ce lieu stratégique de la vie féminine.
Fantasmes, souvenirs des fables d'antan sont à l'honneur. Dernières neiges, un dispositif d'objets photographiques au statut ambigu est présenté dans le bureau de Louis Prat-Noilly. Dans ce décor bourgeois et feutré, les machines à optique de Pascal Navarro ; un ensemble de stéréoscopes du XIXe siècle, des photos éparses et de grandes photos lenticulaires jouent sur le phénomène de l'apparition et de l'évanescence.
L'imaginaire ici galope comme la générosité féconde de la nature naturante. Les sculptures en polyuréthane peint de Piero Gilardi, des morceaux de forêt, des fragments de paysage plus vrais que « nature » semblent être la continuation directe des boiseries du petit salon, nature échappée, proliférant libre par essence. Cet envol lyrique et poétique n'empêche pas l'efficacité et la performance fonctionnelle et pragmatique de certaines œuvres. Ainsi le designer Mathieu Lehanneur et le chercheur américain David Edwards, à partir de recherches effectuées par la NASA sur les composants volatiles des matériaux ont imaginé un principe innovant de filtre à air végétal aspirant les polluants gazeux et recyclant l'air grâce aux vertus purifiantes d'une plante vivante. Cet objet au design lumineux a sa place dans la grande laverie où l'hygiène était tenue en haute estime.
Presque la totalité des lieux sont habités par un travail artistique, jusqu'au lavoir où Sophie Ristelhueber projette la force symbolique de la beauté de ses images.
Seules les œuvres exposées dans le couloir à l'entrée du vestibule restent faibles car moins intégrées à l'histoire de la demeure, les trois portemanteaux : le cactus façon BD de Drocco & Mello, les balais pour suspendre les vêtements de Matali Crasset et la forêt d'Elise Fouin réalisée à partir de chutes de bois ne s'inscrivent pas vraiment dans l'harmonie de l'ensemble.
Les meilleures pièces sont bien celles qui disparaissent au profit du lieu et avancent masquées comme l'œuvre de Pierre-Gilles Chaussonnet qui adopte tellement l'esthétique industrielle de la grande salle de la pompe qu'il est possible de passer sans la voir. Elle dialogue avec les dynamos, les tableaux de la centrale électrique et la célèbre pompe Dumont primée aux expositions universelles du début du XXe. Ses « machines paysages » sortes d'engins mécaniques construits à partir d'objets usinés et déclassés dégagent une forte tension poétique.
Toutes les œuvres sont choisies avec soin, les deux commissaires ont même inséré un petit joyau de l'artiste mythique Bas Jan Ader qui disparût en mer à l'âge de 33 ans au cours d'une action artistique, une vidéo toute simple où l'artiste vêtu de noir arrange un bouquet dans un vase en séparant soigneusement les fleurs en 3 couleurs primaires.
Les expositions thématiques confrontant patrimoine et création contemporaine foisonnent depuis que le gouvernement privilégie le financement de ce secteur. C'est vrai que l'art n'a pas besoin de château pour exister mais lorsque, comme ici des œuvres contemporaines arrivent à fusionner jusqu'à transcender leur lieu d'exposition cela vaut vraiment la visite.
Françoise Rod, Journal Sous Officiel n°045, Thermidor 2010


Collectif E3 Arles

flyer collectif E3

flyer 2dos

collectif E3

le vernissage, 1er octobre, galerie des Pénitents Bleus


"Verrines"

Les "Verrines" de Pierre-Gilles Chaussonnet ne sont guère comestibles. Le plasticien, dont l’atelier est basé à Marseille, construit depuis 20 ans, un univers plutôt massif, solide et métallique, exploitant et détournant l’esthétique industrielle et militaire des 30 glorieuses. Habitué des structures grand format, PGC s’offre ici une production plus réduite : des appliques d’usines lui servent de base pour mettre sous cloche ses petits mondes. Ses "Verrines" enferment des scènes de genre, à base de petits personnages en plastique. Des univers drôles, décalés et dotés d’une étonnante nostalgie.

Gilles Rof - Télérama Sortir

la tangente

Mise en boîte
De son parcours scientifique interrompu pour cause de passion artistique, Pierre-Gilles Chaussonnet a conservé un goût immodéré pour les engins, les modèles réduits, les maquettes officielles d'avions ou de fusées, les mécaniques dont il se plaît à détourner la fonction, à réinventer la poésie… voire même à sonder leur utilité. Une mise en boîte où la délicatesse le dispute à l'humour, l'histoire à la nostalgie.
M.G.-G.
Verrines - jusqu'au 3 avril
La Tangente, Marseille 15e

Journal Zibeline n°39 avril 2011, page 71